Bien préparer le sol d’un potager

Bien préparer le sol d’un potager

Deux techniques sont possibles pour préparer le sol d’un potager, le travail classique et le non-travail.
Les deux techniques ne s’opposent pas mais dépendent en partie de la nature de la terre (argileuse ou pas).

 

Le travail classique d’un potager:

C’est une méthode pratiquée depuis la nuit des temps qui consiste à labourer la terre ou à la bêcher avant de commencer votre potager.

La préparation :


Si la terre a été cultivée l’année précédente, il faut alors désherber et éliminer les résidus de culture afin de partir sur un sol sain.
Une astuce existe toutefois pour priver les mauvaises herbes de lumière afin qu’elles fanent, déposez simplement du carton sur le sol pendant un mois.
L’ortie, le liseron et le chiendent sont des plantes à racines traçantes qui ont la faculté de repousser même si la partie aérienne a été coupée, veillez à retirer le maximum de racines.

 

Le Bêchage :

Le bêchage c’est l’action de retourner la terre, contrairement au motoculteur qui lui la laboure.
L’air et l’eau pénètrent mieux dans une terre retournée laissant ainsi les larves d’insectes « nuisibles » à la merci des oiseaux.

Il existe deux types de labours, celui d’automne et celui de printemps.
Le labour d’automne se pratique dans les terres argileuses, les grosses mottes sont laissées tels-quels, le gel et dégel se chargent de les briser.
Le labour de printemps quant à lui est moins profond cependant les mottes doivent être brisées systématiquement.

 

Le piochage : 

Sources : http://potagerdurable.com

Souvent pratiquée quand la terre est trop dure pour être bêchée ou d’une terre en présence de cailloux et si l’on veut travailler la terre à plus de 50 cm de profondeur.

 

Le griffage  :

astucesenligne.fr potager bio

Cette opération s’effectue immédiatement après le labour de printemps, cela consiste à émietter la terre afin de l’ameublir sur 10 cm de profondeur.

 

Le ratissage : 

C’est l’opération finale qui permet d’éliminer les mottes de terre, les derniers résidus de plantes et de bois ainsi que les cailloux.
Il ne faut pas creuser le sol avec l’outil, vos mouvements doivent être réguliers d’avant en arrière les dents parallèles au sol.
Si vous semez dans ce cas il faut plomber le sol (tapoter) doucement avec le dos du râteau.

 

Le buttage : 

L’opération consiste à ramener de la terre autour du pied d’une plante (haricots, pommes de terre…) pour l’aider à se développer et la protéger.

 

Le non travail / Le zéro travail :

Cette méthode destinée à un potager biologique, consiste à ne pas bécher le sol ( nommé zéro labour en agriculture) mais attention, celle-ci n’est pas forcément synonyme de zéro travail, bien au contraire.
La terre est régulièrement travaillée, elle est aérée, et décompactée à l’aide d’une bio-fourche.


On ne peut dissocier cette technique d’une autre pratique, la couverture permanente du sol par des paillis, du BRF (Bois Raméal Fragmenté) ou des cultures.
Cette couverture de sol se transforme en humus qui est la partie la plus importante pour une qualité de sol.

 

À l’automne, doivent être déposés : bois broyé, feuilles mortes, tontes et autres pour préparer la couverture de sol.
L’hiver, vers de terre et autres insectes commencent à décomposer la matière organique.
Au printemps, la terre est ameublie et prête à recevoir les plants tout en rechargeant le paillage autour des plants.
L’avantage du « non-travail » et que votre sol restera humide il permet également de réduire la pousse des mauvaises herbes.
Concernant les terres argileuses, le non-bêchage atteint ici ses limites, en effet les sols lourds et humides ne s’améliorent pas forcément sous un paillage, même si celui-ci est de bonne qualité.

 

Voici deux exemples de potager utilisant le non-travail :

 

 

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